Désinformation:Enquête désencyclopédique à l'Élysée

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Enquête désencyclopédique à l'Élysée

De notre envoyé spécial  Thaumasnot - ‎le 10 juillet 2007

ParisFrance — Voilà, une énième journée de merde dans une longue série à squatter le matériel de transport public pour me rendre à Matignon, et enquêter pour le compte de sencyclopédie sur les nouvelles têtes du gouvernement. Levé à 7h, pas lavé depuis 358 heures, puant autant de la gueule que des pieds mais pas de la même façon, sorti à 7h05 et parti pour une journée de folie merde parce que l'enclume patronne de sencyclopédie, Duconne, me l'a sommé. Les chats semblent me fuir, plantés sur leurs ergots. Je les emmerde.
8h. Encore en retard. Faut dire aussi, si j'avais trié mon tas de chaussettes, je n'aurais pas perdu mon temps à faire une paire ce matin. Encore heureux qu'il n'en restait plus que deux sinon j'y serais encore. J'ai mal au ventre. Ça sent la diarrhée (d'ailleurs j'ai moins l'impression d'écrire français dans un journal intime qu'anglais dans un diarrhy). Je commence juste à exercer la musculature rétentive de mon sphincter par anticipation de la bataille annoncée, lorsqu'une jolie blonde platine, style BCBG, capture mon regard. Elle a le regard sûr, dur et alerte, et semble tenir sa sûreté de la barre qu'elle jouxte. Sur son bras se cale un grand bloc-notes, et de sa main libre elle maintient un stylo résolument pointé sur le bloc-notes. Elle me regarde dans les yeux, transperçante et canon, sa jolie tête pivote pour suivre quelque flux de voyageurs intempestifs, mais son regard revient invariablement se poser sur moi.

Elle écrit que j'ai envie d'elle. Derrière cette façade d'insensibilité elle glisse sur la coulisse coulante du desirium tremens de se faire satisfaire. Par terre, contre la barre, sur le toit, alors que les sensations filent à toute allure dans le tunnel.

Quel goujat. Quel tête de con. Ce type je vais en faire un roman. Un roman de crasse, bien lourd sur les bords et au centre. Je me demande à quoi il pense. Il doit espérer que je suis une fille facile, comme tous les mecs mdr Pas de bol mon gars, il va falloir repasser le BAC des tapettes.

Si j'esquisse un beau sourire bien niais, limite ignare, je suis sûr qu'elle captera mon point de vue. Il y a chez elle un magnétisme animal qui me caresse dans le sens du poil. L'homme et la femme sont des animaux qui copulent ensemble.

Regardez-moi ce sourire beauf découpé dans du polystyrène. Il a dû jouir dans son caleçon ce bout de gras putrescent. Tiens je vais immortaliser son profil porcin dans un dessin. Je pourrais montrer ça plus tard à Julie, on va bien s'amuser.

Je sais ce qu'elle écrit. Elle écrit qu'on se culbute sans être cucul. Que je fais chatoyer son psyché de mille étoiles filantes pendant son orgasme. Sa plume en couche de longues éjaculations de femme comblée flambée à l'aphrodisiaque. Tu aimes ça hein ma belle ? ;-)

Et un clin d'œil, un. Il fallait bien que le répertoire du dragueur à la noix y passe. J'en rougis de honte pour lui lol Ah voilà mon arrêt. Merde je suis en retard à mon rencart. Terminerai le dessin de mémoire.

Elle a l'air d'avoir un coup de chaud, la beauté. Le train s'arrête, mais pas ton orgasme, ma cocotte. Eh minute ! Pourquoi tu t'en vas si vite ? Ben merde ! C'est pas possible, la manifestation de la reconnaissance ça doit être inversement proportionnel au pied qu'on a pris chez les gonzesses. Ça me turlupine ces trucs. Pire, ça me dépasse.

Plus j'y pense plus je me dis qu'elle se trompe. Sur mon compte, sur le savoir-vivre, sur la façon de se faire accepter et emballer par un mec bien. Que s'est-il donc passé et comment le monde peut-il continuer de tourner avec ces connasses qui perdent les boules ?

Elle devait écrire que j'écrivais que j'avais les yeux ronds d'amour pour elle, le coup de foudre.

Mais c'est faux. En fait, j'écrivais qu'elle écrivait que j'écrivais que tout le courant qui passait entre nous, c'était juste moi la déconsidérant et la traitant comme la grosse salope qu'elle était. Voilà ce qui se passait. L'art d'écrire du point de vue d'un autre, mais vrai, artiste-écrivain n'a jamais été à la portée de la première venue, il ne faudrait pas non plus confondre avec le CUL !

Voilà, je pense que ça va le faire pour un article sur la parité orgiastique à l'Élysée. J'en ai eu ma claque dans toute cette histoire de merde avec des femmes. Comment ça je fais des "projections" de ma frustration ??! Et Duconne, quel pseudo incongru !!! C'est plutôt DuSalope ouais !!! Mdrrr !! Bon finalement j'ai pas mal ri, dans la perspective une journée aussi morne. Je n'ai plus qu'à envoyer ce papier-torchon à sencyclopédie et zoouuhh ! Retour sous la couette dans le pays des rêves.


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