Jusnaturalisme

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« Le jus d’ananas ? Il n’y a que ça de bon ! »
~ Sacha Guitry à propos de la théorie jusnaturaliste


Le jusnaturalisme est l’un de deux principaux mouvements de la théorie du droit. Les composantes de ce terme sont particulièrement éclairantes sur sa signification. Ce nom est composé d’un préfixe « jus » et du mot « naturalisme ». A partir de cette constatation, on peut définir le jusnaturalisme comme la conviction selon laquelle le droit se trouve dans des jus naturels. L’origine du droit se trouverait ainsi dans le jus d’orange, le jus de citron ou encore le jus de pamplemousse pour citer des exemples concrets. Le fondateur du jusnaturalisme se nomme Daniel Cohn-Bendit. Cet article s’inspire largement de ses travaux.

Le jusnaturalisme s'oppose au positivisme juridique, école fondée par Jean-Pierre Raffarin et Lorie.

Les bases du jusnaturalisme

Le jusnaturalisme, c’est un jus mais aussi un naturalisme qui donne une règle de droit. On doit sa découverte à Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier affirme avoir découvert le jusnaturalisme alors qu’il travaillait dans un jardin. Alors qu’il préparait quelques dizaines de jus de banane pour les enfants dont il avait la garde, il trébucha et tout le jus se répandit dans le jardin. C’est alors que l’incroyable arriva : il vit des règles pousser dans l’herbe, qui s’avérèrent être des règles de droit. Toutefois, ces règles ne purent s’appliquer pour la raison expliquée plus bas. Toujours est-il qu’en utilisant du jus de banane, les règles obtenues étaient inconvenantes pour les enfants. Or, certains d’entre eux lurent l’inscription notée sur ces règles. L’une d’entre elles disposait que « le délit d’exhibition sexuelle est abrogé ». D’où l’histoire de la braguette de Cohn-Bendit et du comportement étrange de certains enfants qui fit polémique, alors que cela n’avait rien à voir avec la pédophilie. Malgré le fait que ces règles ne purent s’appliquer, sa conviction se forgea qu’il tenait là les bases d’un nouveau mouvement de théorie du droit. Ses expériences futures lui donnèrent raison.

Le naturalisme

Pour obtenir du droit de très bonne qualité, le jus ne doit être extrait que de produits issus de l’agriculture biologique et ne doivent contenir absolument aucun additif. De plus, le fruit utilisé a une importance capitale. Plus le jus est de bonne qualité, plus il se rapproche de l’effet souhaité. Plus le jus est de mauvaise qualité, plus il s’éloigne de l’effet souhaité (sauf pour le jus d’ananas, de pamplemousse et de citron, leurs effets étant accentués).


Le jus

Voici la classification de certains jus, issue des travaux de Cohn-Bendit.

  • Le jus d’orange et le jus de pomme : ils permettent d’obtenir le droit le plus doux, le plus équitable, le plus juste.
  • Le jus de citron et le jus de pamplemousse : ces jus ne donnent qu’un droit très acide, inique et inéquitable. Ce sont les jus qui ont été utilisés par certains dictateurs, dont Pinochet et Franco.
  • Le jus de poire : ce jus a une propriété très spécifique. Il a l’apparence d’être équitable, d’être juste, il est apparemment utilisé par des démocrates, mais la réalité est toute autre : de manière imperceptible, ce jus donne un droit qui se révèle injuste et autoritaire. De là provient l’expression « prendre le lecteur de cet article pour une bonne poire ». En effet, plus la poire est de bonne qualité, plus l’effet du droit qui en est extrait est pervers et insensible. Ce jus est utilisé par Sarkozy et Berlusconi.
  • Le jus d’ananas : Ce jus provenant d’un fruit exotique, il donne forcément un droit très néfaste, et est à la base du pouvoir des dictateurs africains. Lorsqu’il est mélangé aux jus de citron et de pamplemousse, à des additifs, des colorants et à de la graisse humaine, il est à la base des règles de droit les plus dictatoriales : Hitler et Staline ont abondamment utilisé ce mélange. Il est à remarquer que ces deux dictatures, qui ont apparemment des fondements différents sont en fait issues des mêmes jus.
  • Le jus de goyave et le jus de papaye : ces fruits n’existent pas.
  • Le jus de banane : le jus de banane est à l’origine des législations les plus libertaires. Il est à noter qu’en mai 1968, les manifestants scandaient divers slogans, parmi lesquels « il est interdit d’interdire le jus de banane », « dessous les pavés le jus de banane », « abolition de la société des poires, vive les bananes », « bananez vous les uns les autres », « construire une révolution, c’est aussi extraire le jus des bananes intérieures » ou encore « la révolution doit se faire dans le jus de banane avant de se faire dans les hommes ».

Diverses personnes, se raccrochant au jusnaturalisme, tentent d’extraire le droit d’autres jus que celui des fruits. Ainsi, Gaudin, Sénateur-Maire de Marseille utilise-t-il l’huile d’olive et le pastis pour administrer sa ville. Selon les jusnaturalistes, il s’agit d’un très mauvais choix, l’alcool intoxiquant le jus se trouvant dans l’anis, et étant à l’origine du développement de la mafia marseillaise. Quant aux jus corporels, auxquels certains ont pensé dès la première ligne, il faut s’en méfier. Ceux qui extraient le droit de ces jus sont toujours mal intentionnés. Ne dit-on pas, comme marque de mépris, « cracher à la gueule de » ou encore « va te faire… ».

La règle de droit

La question qui taraude certains d’entre vous est de savoir comment le droit peut être extrait de jus de fruits. La réponse est simple et nous est encore fournie par Cohn-Bendit. Il faut d’abord sélectionner les fruits avec attention. Il faut ensuite les presser pour en obtenir le jus. Enfin, il faut se rendre dans les jardins du Chef d’Etat (en France dans les jardins de l’Elysée) et répandre une quantité suffisante de jus (100 litres au mètre carré, sachant qu’il faut deux mètres carrés pour une règle de droit). Au final pousseront les règles de droit qui n’auront qu’à être cueillies. Il est inutile de tenter cette expérience dans les jardins du palais Bourbon, le législateur n’existant pas selon les jusnaturalistes.

Les implications du jusnaturalisme

Les retentissements politiques

Comme on le constate aisément, les jusnaturalistes les mieux intentionnés prônent l’utilisation de fruits issus de l’agriculture biologique. On peut ainsi en déduire que le mouvement écologiste est un mouvement jusnaturaliste. Les Verts font ainsi partie de cette mouvance. Ces derniers ont prôné le jusnaturalisme depuis des dizaines d’années mais personne ne les écoutait. Désormais, centre, gauche et même droite (depuis que Sarkozy a découvert la vertu des poires) sont jusnaturalistes. Attention ! Un individu qui clame que le réchauffement climatique n’existe pas et qui prône la production de fruits bourrés de pesticides, d’engrais chimiques et autres délicieux agents de saveurs peut être jusnaturaliste. Mais il est partisan d’un jusnaturalisme dictatorial : d’une part, il souhaite anéantir le pouvoir des pommes, des oranges et des bananes, mais d’autre part, il veut obtenir de mauvais citrons, pamplemousses et ananas. C’est ainsi que Claude Allègre est un personnage très dangereux à tendance dictatoriale si l’on s’en tient au jusnaturalisme.

Une seule difficulté est soulevée par les opposants au jusnaturalisme, difficulté qui anéantit toute la théorie : ils n’ont jamais vu une règle de droit pousser. Les jusnaturalistes réfutent cet argument par l’exemple.

Les illustrations pratiques

La récente loi Hadopi a été obtenue avec du jus de poire. Ainsi, les députés UMP ont été convoqués à l’Elysée pour participer à la répartition du jus de poire. C’est ainsi qu’a germé ladite loi : sous couvert de la protection des droits d’auteurs et d’une sanction peu effrayante, la Hadopi pouvait suspendre l’abonnement Internet du délinquant, sanction ignoble et inique. Toutefois, les poires utilisées étaient de très mauvaise qualité, ce qui aboutit à une mauvaise qualité de la loi (la sanction inique n’était pas camouflée par le prononcé d’un jugement) et ainsi à une censure du Conseil constitutionnel-fruitier, gardien, dans notre Répufruite, de la constitution de jus de bonne qualité.

La loi sur le PACS de 1999 est, quant à elle, issue de jus de banane. Toutefois, le jus de banane utilisé ne donna pas, étrangement, une loi très libertaire, les règles du PACS n’ayant pas été poussées assez loin. L’explication est toutefois fort simple. Alors que les députés PS et Roselyne Bachelot finissaient de répandre le jus de banane dans les jardins de l’Elysée, Christine Boutin s’introduisit dans le palais présidentiel avec des bidons de jus d’ananas. Mais Bachelot, restée sur les lieux en compagnie de Jacques Chirac, ne se laissa pas faire, et rajouta une plus grosse quantité de jus de banane. Mais le mal était fait : du jus d’ananas avait infesté le jus de banane, d’où un amoindrissement du libéralisme de cette loi.


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