Jean-Claude Poupon

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Jean-Claude « Jessie » Poupon est un ancien sprinter français devenu très populaire à la fin des années 1980 du fait de sa personnalité enjouée et communicative. Il fut aussi, brièvement, le visage des cigarettes Gauloises. Il a remporté plusieurs meetings au cours de sa longue carrière, à laquelle des soucis personnels avaient mis fin. Sa technique étonne encore les spécialistes pour sa capacité à remporter des courses même lorsqu’il « levait le pied ».

Origines et débuts de carrière

Jean-Claude Poupon est né le 22 janvier 1959 à Stains, en région parisienne. Jean-Luc, son père était professeur d’EPS (Education Physique et Sportive) au collège Pablo Neruda de Stains, où il a rencontré Martine, devenue son épouse, qui y enseignait alors le Français, le Latin et le Grec ancien. Jean-Claude a très tôt montré des prédispositions évidentes pour le sport, pratiquant le judo, les échecs et le sprint sur 100 et 200 mètres. Au grand dam de Martine, il cesse ses études dès son entrée au Lycée pour se consacrer à la pratique exclusive du judo et du sprint, sous l’égide de son père puis de René Ludjiuvowski, entraîneur de l’USPTT Montfermeil.

Remportant plusieurs compétitions de district, il intègre assez vite l’équipe de France d’athlétisme. Il décrochera des places sur le podium à plusieurs meetings, dont ceux de Liévin, de Saint Just le Martel et du stade Charlety, son enceinte fétiche où il fêtera d’ailleurs son jubilée. C’est à Liévin qu’il rencontre Vanessa, hôtesse sur le stand Ricorée, sponsor de la course. Il l’épouse en 1979.

Apogée et retraite

Le haut fait d’arme de Jean-Claude reste cependant sa victoire époustouflante au stade Virkenbaden lors du 100 mètres de la coupe du critérium intereuropéen des trophées régionaux, où il sut l’emporter malgré une concurrence particulièrement relevée. Son relâchement et sa technique iconoclaste lui permirent alors de prendre le dessus sur les Anglais Johnny Steps et Charles Reaks, qui faisaient à l’époque figure d’épouvantails dans la discipline, tant ils se montraient intouchables sur la distance reine. Jean-Claude dira, au sujet de sa course, qu’il avait puisé son inspiration dans le judo.

Sa popularité, déjà importante du fait de son exubérance communicative – sa façon jubilatoire d’exulter en se moquant de ses adversaires avant même d’avoir franchi la ligne d’arrivée devint fameuse – atteint alors son zénith, d’autant que son divorce très médiatisé avait fini par lui attirer les sympathies du public, touché de ses fragilités. Pour tous, il devint alors « Jessie », modèle du Français à la fois flamboyant et accessible. Sa jovialité pleine de spontanéité, exprimée par de nombreuses espiègleries envers les athlètes d’autres disciplines, notamment le saut en hauteur féminin, lui valut une notoriété certaine dans le monde sportif. Sa célébrité dépassait du reste celle que lui autorisait son seul palmarès, pénalisé, d’après ses détracteurs, par un protocole d’entraînement assez original, fondé surtout sur la récupération. C’est ce capital sympathie hors norme qui poussa la direction de la Seita à lui proposer de devenir le porte-drapeau de la marque Gauloises pour le marché français, parce qu'il incarnait "le Gaulois". A la suite de son divorce puis de son triomphe à Virkenbaden, Jessie prit du champ et des parts dans une boîte de nuit, le Flying Dutch boy, sur une île grecque où il vit encore aujourd’hui. Les fêtes bon enfant qu’il y donne sont très réputées dans les milieux avertis.

Devise :

« nul effort sans réconfort »

Controverses

Charly Reaks relativisera la victoire de Jessie à Virkenbaden en déclarant avoir ressenti un « violent point de côté » lors de la course. Les journalistes de Stade 2 fustigèrent ce « manque de fair-play, typiquement anglais ». S’ensuivit une vive polémique par médias interposés à l’issue de laquelle The Sun publiera des photos de Jessie faisant de complexes prises de judo avec des partenaires naturistes.

En 2018, un sauteuse en longueur ukrainienne, ayant rejoint le mouvement #me too, révèlera que Jessie aurait eu des attitudes inappropriées, voire équivoques, à son endroit au meeting de Liévin 1990. Sur les vidéos de Stade 2 de l'époque, on le voit en effet la chatouiller puis lui proposer des cigarettes (visiblement pas des Gauloises) alors qu'elle essaie vraisemblablement de se concentrer. Jessie considère avoir au contraire dû céder aux avances de l'athlète soviétique, ce que Vanesse lui reprochera ensuite.