Hippopodophobie

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« Godverdomme les gars, encore un cheval ! Vite, passez-moi le Propofol ! »
~ Michael Jackson, lors de ses dernières vacances à la côte belge[1](c'est nous qui traduisons)
« 'Tention au che... au cheche... au che... »
~ Un bègue devenu veuf, tâchant en vain de prévenir sa femme et ses six enfants de l'arrivée imminente d'un cheval qui les piétina tous, ceux-ci imaginant que leur bègue de mari et de père voulait attirer leur attention sur la ligne de chemin de fer qui passait en contrebas


Définition

L'hippopodophobie est, étymologiquement, la peur des pas de chevaux (du grec ἳππος « le cheval », πούς, gén. ποδός « le pied » et -φοβια « la crainte »). Plus spécifiquement, il s'agit de la crainte irrépressible que provoquent chez celui qui en est atteint les traces de pas d'un cheval sur sol meuble. C'est une des phobies les moins fréquentes et, à ce titre, elle reste encore de nos jours assez peu documentée[2].



Diagnostic

Les dunes de la mer du Nord : un cadre propice à l'apparition des crises

Les dunes de la mer du Nord semblent être le cadre le plus propice à l'apparition des crises d'hippopodophobie. Le sujet qui en est la proie présente régulièrement les symptômes suivants : pâleur, verdeur, bleueur, asthénie, fièvre, maux de tête, nausée, vomissements, hypertension, hypoglycémie, hyperventilation, hypoacousie, hippopotamopodophobie, logorrhée, constipation.

Ces symptômes, dont la liste n'est pas exhaustive, peuvent apparaître simultanément ou successivement, et de façon d'autant plus aiguë que le patient est confronté à des traces de chevaux nombreuses et fraîches. Si celles-ci sont accompagnées de crottin, une crise de crottinophobie peut survenir, laquelle est reconnue depuis peu comme facteur aggravant de l'hippopodophobie (à moins que ce ne soit l'inverse).

L'hippopodophobie semble prémunir de l'entomophobie, quoique les experts ne soient pas unanimes sur ce point.


Etiologie

La névrose des patients hippopodophobes remonte à l'enfance. Durant celle-ci, lesdits patients (ou les dix patients dans le seul cas où ceux-ci seraient au nombre de dix, ni plus ni moins[3]) ont régulièrement été en contact avec les dunes de la station balnéaire belge d'Oostduinkerke[4]. Typiquement, la première crise d'hippopodophobie survient à la suite d'une marche qui se prolonge, tandis que le futur patient (car pour l'heure il s'ignore encore) s'est perdu dans les dunes : il n'est pourtant pas rare que cet égarement survienne alors même que le(s)dit(x) patient(s) a(ont) déclaré quelques heures auparavant à se(leur)s amis qu'ils allaient couper à travers dunes pour gagner du temps (Si si, j'vous jure, c'est un raccourci que je connais très bien est une phrase communément entendue lorsque sont réunies les conditions susdécrites). Quelques heures plus tard donc, à la nuit tombée, désespérément égarés sous l'orage qui entre-temps a éclaté, n'y voyant goutte mais les sentant, l'hippopodophobe [5] et ses amis, tout juste dégagés d'une forêt de ronces qui sonnèrent le glas des pantalons Dierre Carpin de ceux qui en portaient, tombent nez à nez sur des traces de chevaux qui n'apparaissent qu'à la faible lueur de leurs portables.

C'est alors que, en proie à un mirage, le patient à présent déclaré s'imagine qu'un cheval est en train de foncer sur lui, de le renverser, de le piétiner, et de revenir sur lui une fois encore pour s'essuyer les fers souillés de crottin[6]. Les symptômes, à cet instant, ne laissent plus planer le moindre doute (cf. leur description approximative et non exhaustive ci-dessus) : le patient est hippopodophobe. C'est une affection qui le handicapera[7] toute sa vie car, à ce jour, aucun traitement n'existe.


Traitement

Eh, fils, tu sais pas lire ou quoi ? On vient de te dire qu'y en a pas, de traitement.

Seule l'éradication (ou l'amputation) de tous les équidés serait à même de soulager durablement le patient. Un soulagement temporaire peut être obtenu en administrant à chacun d'eux d'oeufs deux doses de Propofol.


Références

A. COZNEROL et al., « Hippopodophobic patient : questions and answers » in Scientific American (sous presse).

Ph. RAULT, article « Propofol » sur adrenaline112.org.

TLFI, s.v. « Hippopodophobie ».


Notes

  1. D'aucuns prétendent que le chanteur aurait été sujet aux crises d'hippopodophobie depuis le tournage de son clip Noir ou Blanc (cf. en particulier, à 3:02, la scène des Indiens, tournée à Oostduinkerke pour des raisons budgétaires).
  2. A notre connaissance, cet article est d'ailleurs la seule source digne de foi qui mentionne le phénomène.
  3. Cas hautement improbable, étant donné qu'une seul patiente a été diagnostiquée avec certitude à ce jour ; un cas aurait également été signalé au Mexique, mais les symptômes de ce dernier sont moins caractéristiques et, à notre humble avis, feraient plutôt penser à ceux de la grippe porcine. Le médecin de Michael Jackson est toujours interrogé concernant l'hippopodophobie présumée de ce dernier.
  4. Nous utilisons la graphie néerlandaise pour ménager les susceptibilités de notre lectorat flamand, s'il existe.
  5. Le h est muet.
  6. D'où le lien évoqué plus haut avec la crottinophobie.
  7. Qu'on nous autorise à rappeler au lecteur, ça ne lui fera pas de mal, que le h est en revanche aspiré dans ce cas-ci.


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